La Gourmandise - Le Jardin des Délices

« Le plaisir est au cœur de la question de la gourmandise. Ne pas savoir résister à la nourriture est à la fois une marque de faiblesse et de dépendance. Le gourmand est esclave de son appétit de plaisir ! Il encourt un second reproche : simplement, de trop manger… Pour le goinfre, l’inconvenance de manger plus que sa part apparaît clairement. On voit qu’au cœur de la question de la gourmandise - de la gloutonnerie -, il y a celle du partage, question évidemment fondamentale, dans l’organisation sociale ». Comme l’explique Claude Fischer dans La Gourmandise : Histoire d’un péché mignon - mais néanmoins capital -, les débats et discours sur la gourmandise sont un bon révélateur des enjeux moraux sous-jacents. Les artistes y ont consacré de pleines cornes d’abondance et quelques pommes, dont celle d’Adam et d’Eve… L’art jusqu’à nos jours multiplie les métaphores sexuelles, économiques et sociales, des caricatures de bourgeois bedonnants aux photos de mannequins anorexiques. Si la nourriture figure donc en bonne place à la table de la création contemporaine, il sera aussi question du “régime“ de l’art, car ce qui peut parfois exonérer celui qui en est gourmand, c’est « le partage du plaisir et le plaisir du partage ».

Erwin Wurm, Big Pumpkin, 2009. Bronze, 300 x 94.85 x 77.09 cm. Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac, Paris/Salzburg.

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