La Paresse - L’Art de l’oisiveté

Être oisif ne signifie pas être paresseux. Dans une société qui va trop vite, il s’agit bien de revenir à l’essentiel dans notre façon de regarder le paysage, d’apprécier la musique, les œuvres d’art. Mais, « combien de temps un artiste doit-il consacrer à la production d’une œuvre ? Combien de temps faut-il consacrer à sa contemplation ? Faut-il juger l’art à l’aune des mêmes critères que d’autres types de travail ? Ou bien l’art peut-il proposer d’autres valeurs que nous pourrions appliquer à notre propre monde du travail ? Le dolce farniente est célébré par les penseurs depuis Aristote. Les arguments soulignant l’importance de ne rien faire ont atteint leur apogée à la fin du XIXe siècle, lorsque les citoyens ont commencé à prendre conscience de la mesure dans laquelle la Révolution industrielle avait non seulement conditionné le temps de travail, mais celui de non-travail aussi. Aujourd’hui, alors que le droit au travail est largement proclamé, le droit à la paresse est oublié, Ce nouveau rendez-vous insiste sur le rôle capital de l’indolence sur la créativité »*. Si, rares sont ceux aujourd’hui à voir dans la paresse un péché au sens fort, elle reste l’objet d’une sérieuse désapprobation morale. Travailler c’est bien, fainéanter c’est mal. La messe est dite. Franck Scurti, N.Y. 06:00 A.M, 2000. Acier peint, mousse, draps, 240 x 180 x 40 cm. Painted steel, mattress, sheets, 240 x 180 x 40 cm. Collection centre Pompidou, courtesy Franck Scurti.

le 10 JANV 2019

18h30

La Paresse - L’Art de l’oisiveté

Abbaye de Maubuisson Avenue Richard de Tour SAINT-OUEN-l’AUMONE

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