
Leur travaux de R&Sie(n) s’organisent autour de trois dispositifs qui parfois se recoupent et se superposent : une architecture fragile qui négocie avec la flèche du temps, avec l’éphémère ou ce qui semble l’être ; une architecture opérative et fictionnelle qui tente de rescénariser la relation à une situation, à un environnement comme principe de réalité ; une architecture spéculative qui élabore des dispositifs entre robotique, mathématique, neurobiologie et biochimie.
Ils considèrent l’identité architecturale comme émanant de principes d’incertitudes, défini au travers de process et de formes provisoires dans lesquelles l’animisme, le vitalisme, le machinisme deviennent des vecteurs de mutations dynamiques.
Ils entreprennent une expérience critique avec les technologies contemporaines pour proposer des scénarios délibérément équivoques. Ici tout se noue et s’entrecroise, en train de se faire, dans un mouvement en train de se faire ... « il convient de se laisser glisser au travers de leur production dans une sensation soyeuse, étrange, qui vous effraie et vous caresse… ».
Leur projets d’architecture ont été exposés entre autres à l’ICA à Londres, (2001), au Mori Art Museum à Tokyo (2004), au Centre Pompidou (2003), au Musée d’Art Moderne à Paris (2005, 2006), à la TATE Modern de Londres (2006)...
R&Sie(n) ont été sélectionnés pour être exposés au Pavillon Français de la Biennale d’Architecture de Venise en 1990, 1996, 2000 et 2002 (année qu’ils ont refusée), et ont été sélectionnés en 2000, 2004 et 2008 dans la section internationale.
Extrait de www.new-territories.com, site officiel de R&Sie (n)
Connaissance de l’Art Contemporain
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