
Nous nous trouvons aujourd’hui face à une situation architecturale schizophrénique : sur le même territoire (disciplinaire et spatial) se trouve, d’un côté, une production architecturale et urbaine, constituant, en fait, un pourcentage infiniment petit du volume des constructions réellement édifiées dans le monde, mais qui revendique, de manière très médiatique, le discours de la ville globale, où le contexte ne serait plus le local mais l’absolument planétaire (Augé, 2006) : un gratte-ciel, un shopping-center , une entrée de ville à Londres, Paris, Berlin, Barcelone, Shanghai ou Rio de Janeiro ne devraient plus comporter de différences. De l’autre côté, mais davantage dans la pratique que dans les doctrines architecturales, toujours à Londres, Paris, Berlin, Barcelone, Shanghai ou Rio de Janeiro on voit monter en puissance des architectures et des formes urbaines qui, de plus en plus, mettent en scène et revendiquent un contexte local d’une manière spectaculaire.
Une série des questions alors nous hantent : Quels sont les paradigmes urbains et architecturaux aujourd’hui dans un monde dit global ? Quelles valeurs symboliques transmettent aujourd’hui la ville et l’architecture ? Se veulent-elles encore porteuses de sens et d’identité ? À quel type de temporalité correspondent leurs futurs, leurs passés ou leur inéluctable présent ?
Extrait de Architectures et villes face à la mondialisation / Coordination : Alessia de Biase / www.laa.archi.fr
Connaissance de l’Art Contemporain
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