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Partenaires & Liens/Artistes/Cycle 2006/2007_L'art contemporain mode d'emploi

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 Cycle 2006/2007_L'art contemporain mode d'emploi

Conférence 1 : James Lee Byars
« Figure inclassable de l’art de la seconde moitié du XXe siècle, l’artiste américain James Lee Byars en a été une sorte de grand alchimiste comme l’auront été Marcel Duchamp, Yves Klein, Marcel Broodthaers ou Joseph Beuys dont il fut proche. Son œuvre est énigmatique, mêlant les cultures, l’Orient et l’Occident, la religion et la mythologie. Elle prend des formes aussi diverses qu’attitudes, performances, sculptures, installations, éditions… Ses couleurs de prédilections sont le noir, le rouge, le blanc et l’or, qui s’incarnent dans des formes à la géométrie parfaite ». (Jérôme Delormas, Art contemporain - Un choix de 200 œuvres du Fonds National d’Art contemporain – éd. du Chêne).


Pour en savoir plus :

Life, love, and death, la première rétrospective en France de l'artiste américain James Lee Byars (1932 - 1997), avait lieu du 10 décembre 2004 au 13 mars 2005 au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.
http://www.musees-strasbourg.org/F/exposi/plus_dinfo_expos/BYARS/BYARS_INDEX.HTML
Conférence 2 : Erwin Wurm
« Connue à travers les One-Minute Sculptures de la fin des années 90, l’œuvre de cet autrichien s’est développée à partir de premières sculptures anthropomorphiques au début des années 80, jusqu’aux récentes installations Do it, en passant par les sculptures de pull-overs. Les premières pièces de poussière, qui laissaient seulement voir l’absence d’un objet, engageaient une double problématique, celle de la sculpture entre présence et absence et celle du travail avec l’environnement quotidien.

Le travail de Wurm s’articule en plusieurs corpus, dessins, photographies, vidéos et installations, qui n’en font en définitive qu’un seul. Wurm sculpte l’espace et le temps, tout en transfigurant le quotidien jusqu’à ces limites les plus incongrues, comme en a témoigné sa récente Fat car boursouflée ». (Christine Macel in Qu’est-ce que l’art ? Beaux-Arts Magazine – Hors série 2002).

Pour en savoir plus :

Home, exposition d'Erwin Wurm du 8 septembre au 28 octobre 2006 à la galerie Anne de Villepoix.
http://www.annedevillepoix.com
Conférence 3 : Marie-Ange Guilleminot
« L’œuvre de Marie-Ange Guilleminot ne fait pas comme si rien de déterminant n’avait été dit au cours du XXe siècle sur les possibles associations de l’art et de la vie. Pour cette artiste, le spectateur est toujours invité, désiré, et devient support de l’œuvre, espace d’inscription d’un processus engageant une autre économie que celle du marché, un autre statut que celui de l’objet fini.

Constituée de gestes généralement lié à une production artisanale (vêtements, aliments, accessoires…), son œuvre (…) offre à ceux qui la rencontrent de ressentir, loin des procédures de réception passive de la consommation courante, le potentiel d’usages et d’échanges créatifs qui sommeille en chacun ». (Guy Tortosa in Qu’est-ce que l’art ? Beaux-Arts Magazine – Hors série 2002)

Pour en savoir plus :

Le site officiel de Marie-Ange Guilleminot.
http://www.ma-g.net
Conférence 4 : Philippe Cazal
« En 1986 dans une interview accordée à la revue canadienne Parachute, Philippe Cazal déclare: «j’étais peintre et sculpteur lorsque j’ai pris la décision d’être artiste». Cette formule radicale fait écho à la question majeure à laquelle sont confrontés les artistes au début des années 70: Être artiste, pourquoi et pourquoi faire?

De fait depuis cette époque, la représentation esthétique traverse une crise. [...] La mode et la publicité par exemple ont largement inspiré l’avant-garde. Et Philippe Cazal est un des tout premier à avoir utilisé dès le début des années 70, les codes visuels de la communication et du marketing. Son œuvre présente toutes les caractéristiques conceptuelles et esthétiques de cette mouvance qui revendique indifférenciation catégorielle et liberté formelle. [...]

Mais au-delà des intentions avouées et inavouées, des prises de positions critiques, être artiste, c’est avant tout pour lui prendre un ticket sans retour pour un itinéraire non balisé. [...] Cette œuvre emblématique et contemporaine, constament réactivée, se singularise à travers une énergie subversive permanente. Elle cultive l’ambiguïté entre le déjà vu et le déjà lu. Entre deux cultures, la savante et la vulgaire. Accessible au premier coup d’œil, elle cache sous un humour grinçant plusieurs niveaux de lecture. L’ironie et la dérision la traversent comme vecteurs de déstabilisation et indicateurs de contre tendance. Mais surtout, c’est une œuvre qui interroge le langage et le sens, reconsidère le pouvoir évocateur des mots, privilégie leur puissance poétique et leur part de mystère. » (Elisabeth Couturier in Être artiste, pourquoi et pourquoi faire?, Exposition IMPOSSIBLE, 30 janvier/20 mars 2003).

Pour en savoir plus :

Le site officiel de Philippe Cazal
http://www.philippecazal.com
Conférence 5 : Jean-Luc Moulène
« Objets et corps mis à nu repliés sur leur forme propre : Jean-Luc Moulène possède l’art de désamorcer les habitudes perceptives, de déstabiliser le regard. Du non visible surgit, qui était pourtant bel et bien inscrit dans le visible.

Figure/fond, pour Jean-Luc Moulène le rapport est éminemment politique. Prenant acte de la disparition d’un « fond social établi », le travail de l’artiste revient à poser des figures sur une « géométrie [désormais] fluide ». Et celles que pose Jean-Luc Moulène sont souvent disjonctives. Par coupes longitudinales dans le réel, elles convoquent, dans le plan-surface des photographies, signes et codes hétérogènes, qui déstabilisent le regard, et rendent perceptible une complexité insoupçonnée dans les gestes et scènes les plus banals. » (Muriel Denet in Jean-Luc Moulène, www.paris-art.com)

Pour en savoir plus :

La page consacrée à Jean-Luc Moulène sur le site de la galerie Chantal Crousel.
http://www.crousel.com/artists/moulene_jl/index.html
Conférence 6 : Matthew Barney
Pour en savoir plus :

Le site officiel du Cremaster Cycle.
http://www.cremaster.net/
Conférence 7 : Maurizio Cattelan
« Né en 1960 à Padoue en Italie. Maurizio Cattelan vient à l'art en autodidacte et devient, au début du XXIe siècle, l'un des artistes les plus reconnus sur la scène internationale. Il pratique ou fait pratiquer avec gravité, humour et ironie, la sculpture et la performance. Il crée des "images mémorables", qui mettent en cause la religion et le sacré, comme La Nona Ora (1999), où l'on voit une effigie en cire grandeur nature du pape Jean-Paul II terrassée au sol par une météorite, ou Mother (1999), l'image des mains d'un fakir enterré qui sortent du sol jointes pour une prière ». (Pascale Le Thorel-Daviot in Nouveau dictionnaire des artistes contemporains, Larousse)

Pour en savoir plus :

Le site de son galeriste français, Emmanuel Perrotin.
http://www.galerieperrotin.com
Conférence 7 à Sélestat : Georges Tony Stoll
Né à Marseille en 1955. Vit et travaille à Paris.

"Je montre ce que je vois, je crée mon cadre. Je ne veux pas réinventer la réalité, je veux inventer des modèles de comportement. Par exemple, le regard est un comportement. Je me dis : qu’est-ce qu’on regarde ? Qu’est-ce qui se passe, là ?"

Georges Tony Stoll

"L’oeuvre de Georges Tony Stoll recompose un réel imaginaire, invente des configurations inattendues. Entre photo et vidéo, peinture ou dessin, collage et installation, elle prend à rebours les lieux communs de l’une et des autres, en réorganise les signes pour inventer un territoire hétérogène, somme toute abstrait. Il s’agit, pour l’image, d’un travail de construction comme on composerait un tableau. Chacun de ses éléments renvoie davantage à une sensation qu’à une vision. Corps et couleurs, formes et objets, peintures et photos sont mis en relation sans hiérarchie, au risque de configurations absurdes, voire picaresques. Ce n’est pas la vision qui les organise mais une logique d’association d’idées. Le travail est un geste poétique en aveugle, une suite d’accrocs éventuellement rugueux à la surface d’un réel trop lisse."

Olivier Grasser

Pour en savoir plus :

Le site de la Galerie Serge Le Borgne - Cent8.
http://www.cent8.com
Conférence 8 à Argenteuil : Cyprien Chabert
Né en 1976 à Paris, vit et travaille à Paris.

Cyprien Chabert est un citadin hanté par le jardin, un paradis perdu, oublié et souvent fantasmé. Il recrée cet espace idéal en gravure ou sur des fresques, recouvrant plans, murs et sols d’une écriture florale réaliste ou stylisée. Paysagiste urbain, il articule son oeuvre entre un idéal végétal et un univers architectural. Il dessine des utopies éphémères, disparaissant au fil de ses interventions. Seules restent les gravures, comme un souvenir lointain d’un idéal trouvé mais inaccessible, répertoires des formes développées dans ses oeuvres.

L’artiste s’adapte à l’espace mis à sa disposition. Mimant la stratégie florale, ses jardins dessinés poussent en fonction de leur écrin d’accueil.
Il s’appuie sur les accidents et les reliefs architecturaux pour tracer une oeuvre en trois dimensions. Son dessin apparaît alors comme une sculpture. Toujours entre trait et volume, l’artiste passe à la sculpture pour créer des cascades organiques, plantes extraites des fresques comme des projections tridimensionnelles sorties du mur. Il trace alors à l’aide du ciseau, découpe dans la matière, compose l’espace d’un geste bidimensionnel.

Cyprien Chabert engage son corps dans un rapport kinesthésique à la création. La monumentalité de ses oeuvres et la répétition obsessionnelle du trait l’impliquent dans une confrontation physique à l’espace et à la matière. L’oeuvre s’inscrit sur le site comme le résultat d’un exploit sportif, éprouvant le corps et le souffle dans l’acte créateur.

Laure Phelip
Le Showroom, Paris

Pour en savoir plus :

La brochure (pdf, 4Mo) de l'exposition qui lui est consacrée à l'Atelier du centre et à la galerie A propos d'art, à Argenteuil, du 3 mai au 7 juin 2007.
http://www.connaissancedelart.com/bibliotheque/BrochureChabert.pdf
Conférence 8 à Beauchamp : Philippe Akl
“ Voilà plus de vingt ans que je me suis engagé dans un travail artistique dont la question essentielle reste celle de mon identité et ma présence incarnée. Si le fond, lui, semble inchangé depuis l'origine, la forme, elle, revêt divers aspects, use de multiples artifices, transgresse et décloisonne bons nombres de catégories artistiques telles que dessin, gravure, peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation et performance.
En tant que “ plasticien ”, ce constat me met d'emblée dans la position inconfortable de l'éternel chercheur, ce qui explique que mon travail artistique ressemble davantage à un parcours initiatique dont le véritable sujet est plutôt cette quête de “ connaissance ”, ce désir de sens et d'exaltation que procure le dépassement de soi. De ce voyage intimiste qui peut naître dans “ l'espace temps ”, entre montrer et xacher, remonte parfois à la surface des événements profondément liés à mon enfance, moment d'enchantement et de création où tout, à mon sens, était encore possible.
Mais rassurez-vous, je n'ai pas l'étoffe des héros, et ce chemin est celui que tout homme peut faire dans sa vie quotidienne. J'espère que chacun y trouvera là quelque chose… ” (Philippe Akl, janvier 2007).

Pour en savoir plus :

Le site officiel de Philippe Akl.
http://www.philippeakl.com


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